La taille du capteur
La ligne des caméras d’astronomie de The Imaging Source propose trois tailles différentes de capteurs :
Résolutions disponibles des caméras TIS
Résolution Taille du pixel
640*480 pixels 5.6*5.6 µ
1024*768 pixels 4.65*4.65 µ
1208*960 pixels 4.65*4.65 µ
Normalement, en photographie numérique, le principe “plus de pixels, plus c’est mieux” fait foi. Cependant, pour l’utilisation désirée en astrophotographie, on devrait oublier ce principe. Plus de pixels peuvent très facilement créer des problèmes. Tout d’abord, en ce qui concerne la photographie des planètes, il s’agit d’objets généralement petits. Même la planète Vénus ne peut atteindre qu’une minute d’arc de diamètre en taille maximum. Une simple estimation montre la grandeur éventuelle de Vénus sur le capteur avec un télescope amateur typique.
D’après Nyquist, on doit balayer un signal avec une fréquence double pour pouvoir représenter le signal. On connaît cette loi, par exemple chez un lecteur de CD qui balaie avec 44kHz pour pouvoir représenter des fréquences de 20kHz. Si on en revient au télescope, cela signifie qu’on doit pratiquement faire le don d’au moins deux pixels pour chaque “unité de résolution” pour ne perdre aucun détail. Sous “unité de résolution”, on comprend naturellement la capacité de résolution théorique du télescope. Selon Rayleigh, cela fait :

Un télescope de 8 pouces a donc environ une résolution de 0,5 minutes d’arc dans le champ de longueurs d’ondes visible. Pour chaque 0,5″, nous avons donc besoin de deux pixels. Celui qui se limite aux planètes trouvera pour Vénus un diamètre maximum possible de 60 minutes d’arc. Jupiter et Saturne sont plus petites et n’atteignent pas plus de 50 minutes d’arc. Si jamais Vénus arrivait à faire 60 minutes d’arc, elle devrait prendre pour un balayage, selon Nyquist, de :

pixels. Cette estimation est bonne pour les CCD noir et blanc. Si le capteur a un modèle Bayer, on doit augmenter la fréquence de balayage parce qu’au moins 3 pixels donnent une valeur RGB chacun. Comme la transformation d’un modèle Bayer en valeur RGB est une discussion pas tout à fait banale, on devrait se contenter ici de l’indication que, dans la pratique, une augmentation du balayage d’environ 2 jusqu’à 2,5 est nécessaire. Mais revenons au capteur noir et blanc. Même avec un télescope de 16 pouces, le côté mince avec 480 pixels suffit quand même pour balayer raisonnablement les grosses planètes. Jupiter et Saturne sont en conséquence plus petites.
Pour la Lune et le Soleil, des zones de capteur plus grosses sont naturellement intéressantes. On souhaiterait souvent aussi de plus gros capteurs pour le ciel profond. On devrait donc d’abord se poser la question quels objets on voudrait photographier en particulier. Cependant, pour les planètes, le modèle noir et blanc avec 640×480 pixels suffit largement à l’astronome amateur qui est très bien équipé.
Traduit de l’allemand avec l’aimable autorisation de notre revendeur Intercon Spacetec.


Il y a quelques semaines, mon collègue Jonathan et moi étions au salon 


