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Imagerie planétaire en RGB avec une caméra noir et blanc

Mike Salway, un astronome amateur australien, nous a écrit pour nous annoncer qu’il venait juste de publier un article très détaillé sur l’imagerie planétaire en RGB en utlisant des caméras noir et blanc.

L’article traite des raisons pour choisir une caméra noir et blanc, des matériels et logiciels dont ont besoin les astronomes amateurs pour l’imagerie noir et blanc en RGB et, le plus important, comment recombiner des images noir et blanc en images couleur.

De plus, vous trouverez un tutoriel pour des combinaisons LRGB, des astuces pour la mise au point, et encore plus.

L’image suivante fait partie de cet article :

Vous pouvez consulter cet article (en anglais) sur :

Nous remercions Mike pour cette superbe contribution et pour son texte rempli d’informations très détaillées.

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Débit d’images par seconde

Un des plus gros avantages des caméras d’astronomie de The Imaging Source est le haut débit d’images par seconde. Ainsi, on peut gagner plusieurs données d’images en un temps record qui peuvent être utlisées ultérieurement pour le traitement. Cela améliore naturellement les statistiques de l’image.

Cela a beaucoup d’importance pour la photographie des planètes. On doit prendre en compte que les planètes tournent. Le créneau horaire d’un cliché s’étend idéalement jusqu’à ce que la planète tourne et soit reconnue par le pouvoir de résolution du télescope. Il est possible de le calculer individuellement pour chaque télescope et chaque planète. On peut dire sur ce point que le créneau horaire d’un 8″ ne fait qu’environ 3-4 pour Jupiter. Tous les clichés devraient être pris dans cette période. Cela signifie, pour des caméras noir et blanc, qu’on doit faire au moins trois séries d’images (rouge, vert et bleu). Pour chaque canal de couleur, on ne dispose de pas plus d’une minute. C’est pourquoi il y a une grande différence entre pouvoir faire 600 (10 fps) ou 1800 (30 fps) images pendant cette période. Cette évaluation n’est naturellement valable que si le temps d’exposition est assez court pour provoquer un haut débit d’images par seconde. En tout cas, la lumière suffit presque toujours pour Jupiter (dépendant du filtre utilisé) pour s’en sortie avec 1/30s.

Pour la Lune et le Soleil, la question du débit d’images par seconde est plus facile parce que ces objets “ne se font pas la malle”. Mais là aussi, on profite d’un débit d’images par seconde plus haut si on veut bénéficier des phases de manière optimale lors d’une bonne vision.

Le débit maximal d’images par seconde dépend de la taille du capteur, donc du nombre de pixels. Comme les images sont toujours transférées complètement sur l’ordinateur et où elle y sont découpées, la largeur de bande va être juste, même avec USB 2.0 ou FireWire.

Les débits d’images par seconde maximum pour les caméras d’astronomie de The Imaging Source sont :

Résolution images/s maxi
[Pixel] [fps]
640*480 60
1024*768 30
1208*960 15

On s’intéresse au débit maximal d’images par seconde à cause du champ d’utilisation de la caméra. 60 fps ne sont un avantage que dans quelques cas exceptionnels. Par contre, 30 fps sont un avantage pour la photographie planétaire par rapport à 15 fps parce qu’on s’accommode souvent d’un temps d’exposition de 1/30s et par conséquent on peut collecter plus de données.

Traduit de l’allemand avec l’aimable autorisation d’Intercon Spacetec.

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La taille du capteur

La ligne des caméras d’astronomie de The Imaging Source propose trois tailles différentes de capteurs :

Résolutions disponibles des caméras TIS
Résolution Taille du pixel
640*480 pixels 5.6*5.6 µ
1024*768 pixels 4.65*4.65 µ
1208*960 pixels 4.65*4.65 µ

Normalement, en photographie numérique, le principe “plus de pixels, plus c’est mieux” fait foi. Cependant, pour l’utilisation désirée en astrophotographie, on devrait oublier ce principe. Plus de pixels peuvent très facilement créer des problèmes. Tout d’abord, en ce qui concerne la photographie des planètes, il s’agit d’objets généralement petits. Même la planète Vénus ne peut atteindre qu’une minute d’arc de diamètre en taille maximum. Une simple estimation montre la grandeur éventuelle de Vénus sur le capteur avec un télescope amateur typique.

D’après Nyquist, on doit balayer un signal avec une fréquence double pour pouvoir représenter le signal. On connaît cette loi, par exemple chez un lecteur de CD qui balaie avec 44kHz pour pouvoir représenter des fréquences de 20kHz. Si on en revient au télescope, cela signifie qu’on doit pratiquement faire le don d’au moins deux pixels pour chaque “unité de résolution” pour ne perdre aucun détail. Sous “unité de résolution”, on comprend naturellement la capacité de résolution théorique du télescope. Selon Rayleigh, cela fait :

Un télescope de 8 pouces a donc environ une résolution de 0,5 minutes d’arc dans le champ de longueurs d’ondes visible. Pour chaque 0,5″, nous avons donc besoin de deux pixels. Celui qui se limite aux planètes trouvera pour Vénus un diamètre maximum possible de 60 minutes d’arc. Jupiter et Saturne sont plus petites et n’atteignent pas plus de 50 minutes d’arc. Si jamais Vénus arrivait à faire 60 minutes d’arc, elle devrait prendre pour un balayage, selon Nyquist, de :

pixels. Cette estimation est bonne pour les CCD noir et blanc. Si le capteur a un modèle Bayer, on doit augmenter la fréquence de balayage parce qu’au moins 3 pixels donnent une valeur RGB chacun. Comme la transformation d’un modèle Bayer en valeur RGB est une discussion pas tout à fait banale, on devrait se contenter ici de l’indication que, dans la pratique, une augmentation du balayage d’environ 2 jusqu’à 2,5 est nécessaire. Mais revenons au capteur noir et blanc. Même avec un télescope de 16 pouces, le côté mince avec 480 pixels suffit quand même pour balayer raisonnablement les grosses planètes. Jupiter et Saturne sont en conséquence plus petites.

Pour la Lune et le Soleil, des zones de capteur plus grosses sont naturellement intéressantes. On souhaiterait souvent aussi de plus gros capteurs pour le ciel profond. On devrait donc d’abord se poser la question quels objets on voudrait photographier en particulier. Cependant, pour les planètes, le modèle noir et blanc avec 640×480 pixels suffit largement à l’astronome amateur qui est très bien équipé.

Traduit de l’allemand avec l’aimable autorisation de notre revendeur Intercon Spacetec.

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Hors-série Ciel & Espace : DMK mode d’emploi

En Juillet 2007, le magazine Ciel & Espace a publié un hors-série “Photographier le ciel” consacré à l’astrophotographie pour les astronomes de tous niveaux.

Jean-Luc Dauvergne y a écrit un article très pratique pour les utilisateurs de caméras d’astronomie FireWire de la série DMK de The Imaging Source. Il explique comment faire les réglages de la caméra avec son logiciel inclus IC Capture.AS en 7 étapes. Cet article est une bonne aide pour les astrophotographes débutants car il explique la procédure de façon simple.

Il écrit à propos des caméras DMK :

Désormais, des caméras (…), fonctionnant exactement sur le même principe que les webcams, offrent des performances accrues (voir Ciel & Espace de novembre 2006). L’une d’elles, la DMK, connaît un remarquable succès, dû à un nombre de pixels et une sensibilité bien supérieurs aux autres webcams. Le constructeur [The] Imaging Source, semble aussi être sensible aux besoins des astronomes amateurs puisqu’il a sorti pour le même prix (de 395 à 1084€) des modèles dont le temps de pose maximum est débridé, ce qui permet de s’initier au ciel profond.

Pour en savoir plus, consultez le site de Ciel & Espace !

Nous remercions la rédaction de Ciel & Espace d’avoir publié cet article.

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Débuter en astrophotographie

Depuis quelques années, l’astrophotographie à l’aide de caméras CCD rencontre de plus en plus de fans. Aujourd’hui, c’est possible pour les astronomes amateurs de prendre des images de Jupiter ou de Saturne, alors qu’il y a quinze ans, c’était un privilège réservé aux observatoires.

Ce progrès est dû à l’apparition des caméras d’astronomie abordables qui sont capables de prendre plusieurs milliers de photos à la minute. Ceci remplace le système de cliché unique beaucoup utilisé dans les années 80 en astrophotographie.

Chez The Imaging Source, nous avons souvent reçu des appels de personnes cherchant à débuter dans l’astrophotographie. Ils aimeraient le plus souvent savoir comment ils peuvent utiliser au mieux des caméras d’astronomie abordables pour leur loisir.

Pour aider ces clients qui sont en nombre grandissant, j’ai collecté quelques pages Internet, fichiers, articles ou livres spécialement écrits pour les débutants :

Cette liste est non exhaustive. Si vous connaissez d’autres sources qui mériteraient d’apparaître dans cet article, n’hésitez pas à me le faire savoir !

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